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  • L'invité du vendredi - Dimanche 27 Mars 2016 09:42
    Bonjour.
    Aujourd’hui, si vous le permettez, je vais vous parler de l’islam de mon père. Le texte étant trop long, j’ai donc jugé utile de le publier en deux parties.
    L’Islam de mon père dans tous ses états. (Première partie).
    ROUH djibli deux bouteilles d’esprit de sel, notre compteur d’eau a besoin d’être rafraichi. Dit le père à son fils cadet.
    - Mais papa, j’ai arrosé ce matin l’oranger comme tu me l’avais demandé et le débit d’eau était normal.
    - Normal tu trouves ? Regarde notre facture d’eau. Compare-là à celle de ton frère Amar. On a payé trois fois moins que lui et pourtant notre consommation trimestrielle devrait être bien, à mon sens, deux ou trois fois supérieure à la sienne. Notre jardin à lui seul en consomme au moins la moitié.
    - Tu veux dire papa que notre compteur tourne au ralenti.
    - Oui, le calcaire a du gripper ses rouages et il est temps de le rafraîchir.
    - Mais papa, l’entretien du compteur incombe à l'algérienne des eaux. Les perdants, c’est eux, alors qu’ils se débrouillent.
    - Les perdants c’est eux, tu trouves ? Moi, je fais mes ablutions cinq fois par jour. Dis-moi Allah ikhalik, quelle valeur aura ma prière si je me prosterne cinq fois par jour, sur un tapis, le visage mouillé par une eau que j’aurais volée ? Madabbarch a3liya yerham maldik, va me chercher ce que je t’ai demandé.

    Voilà une facette de l’Islam de mon père.

    Dis, toi, tu peux te libérer demain ? Nous en aurons pour la journée.
    - Oui papa, je suis en congé, alors ça ne pose aucun problème.
    - Bien, à demain alors.
    A quelques kilomètres de chez nous, au Figuier, habitait son cousin Mohamed. Un vieillard totalement aveugle, à qui mon père rendait souvent visite. Ce matin là, très tôt, ma voiture s’arrêta devant la pauvre masure qui lui servait de maison.
    - Reste là, me dit-il.
    Il disparut un moment et revint accompagné du vieillard .Le pauvre vieux avait l’allure d’un triste vagabond des rues. Le visage était mangé par une barbe sauvage et son corps, encore robuste pourtant, était courbé plus par la misère, la malnutrition et le manque d’attention et d’amour familial que par le poids de ce sacré temps qui passe pour certains malheureux plus vite que pour d’autres. Ses vêtements ternes et sales étaient en lambeaux et que dieu me pardonne, j’ai pensé à ce moment là, un peu malgré moi, qu’une bonne douche lui était vraiment nécessaire tant les effluves qui s’en dégageaient rendaient l’air de la voiture irrespirable. Mon père l’aida à prendre place sur la banquette arrière et sa voix peinée me tira de mes pensées :
    - Il était seul, fils, tu te rends compte, tout seul et il réclamait à boire, et mon père ajouta les yeux embués, allez démarre, conduis- nous à Boudouaou au hammam de la ville.
    Deux heures plus tard, les deux cousins refranchissaient en sens inverse, d’un pas plus assuré, la porte du bain public. Son protégé était rasé et son visage semblait irradier une certaine joie. Sur la tête, il portait une chéchia blanche toute neuve et arborait des vêtements propres que mon père lui avait préparés la veille. Ses propres vêtements bien sur, car le temps lui manqua pour lui en acheter d’autres. Son cousin paraissait déjà plus jeune et moins malade qu’avant. Il avait même repris des couleurs et sentait bon la lavande.
    - On va chez Bengrine.
    Bengrine était le médecin traitant de mon père. C’était un ophtalmologue très connu, installé à Alger, rue Didouche Mourad et mon père le connaissait de longue date car il était originaire de notre région. Père voulait faire établir un certificat médical de non voyant pour son ami: Ce qui fut fait rapidement et très facilement, après une courte visite médicale tant la cécité totale de son cousin était ancienne, avérée et définitive.
    Muni du document médical et d’un dossier adéquat, il se rendit le lendemain chez le maire de sa commune et lui dit :
    - Ya si Amar, je ne suis jamais venu dans ce bureau et je pense n’avoir jamais rien demandé pour moi ou les miens, mais là, c’est un cas de force majeur. Mon cousin est aveugle et très démuni .Alors, au nom des liens séculaires qui nous unissent toi et moi, je viens solliciter l’octroi d’une pension pour mon cousin une pension pour non voyant total.
    Il plaida si bien sa demande que six ou huit mois après, le premier mandat tomba dans notre boite aux lettres car il avait proposé notre adresse comme boite postale pour le courrier de son cousin qui habitait à une bonne quinzaine de kilomètres du chef lieu de la commune.
    - A cette occasion, je fis le taxi en allez/retour Thénia- Figuier.Et depuis, les conditions de vie du cousin paternel s’améliorèrent peu à peu malgré l’éveil des appétits sordides de quelques pique-assiette qui affluèrent bientôt chez lui .Son unique fils se remit à lui faire des visites à domicile et sa femme à moins l’abandonner seul durant la journée. Et la nature humaine qui étant ce qu’elle est, fit le reste.
    Ainsi était l’islam de mon père.

    Fin de la première partie.
  • thenia2016 - Vendredi 25 Mars 2016 10:20
    Sinceres condoléances a la famille BENTALA Mustapha Mokhtar HAMID ainsi que toute sa famille suite du déced de leur mère. Rahimaha Allah wa askana djanatouh.
  • dj.Abdeddaim - Vendredi 25 Mars 2016 10:15
    Sinceres condoléances a la famille Bentala (Mustapha Mokhtar Hamid ainsi que toute sa femaille
    Adhama allahou adjroukoum inna lillah oua illeyhi radjioune
  • L'invité du vendredi - Vendredi 25 Mars 2016 08:35
    Chut, el hachma…
    -Ecoute, va lui demander si elle a besoin de quelque chose ?
    -Demander à qui ?
    - A elle.( liha)
    A dalila ?
    Non, à l’autre.( lokhra)
    - ASaida ?
    - N:eek:ON. (Là, le ton commençait à monter, et je continuais à faire le pitre mais avec une bonne foi désarmante). Et je citais les prénoms de mes cinq sœurs l’un derrière l’autre. Et pour l’achever je lui lançais un dernier :
    -Ah d’accord, je vois, à maman ! (et je faisais semblant de démarrer vers la maison, il me retint par le bras et tout rouge de colère, il explosa enfin :
    -Adhheb a3lia (hors de ma vue), je vais y aller moi-même !!! »
    La scène se passait en présence du papa qui souriait tout bas, dans notre jardin familial et j’asticotais toujours mon frère aîné ( rabi yerhmou, il me manque tellement, tellement )qui habitait encore la demeure familiale. Je savais, pour trop le connaitre, qu’il ne prononcerait jamais le nom de sa femme devant le père. Il est des mots comme cela qu’on ne prononçait jamais devant nos parents et même entre époux. Le verbe aimer par exemple, pouvait se conjuguer dans le couple, mais en silence, « à la Dib . » , On le faisait sentir au conjoint par des mille riens quotidiens , par des gestes d’attention, des sourires, mais le dire ,pas question, il écorchait la langue, car on s’était construit dans la tête un monde où les mots pour dire les sentiments ,pour dire l’amour, venaient buter sur un mur en dur, un sacré mur appelé , « elhachma . » (La pudeur)...
  • chaib1 - Jeudi 24 Mars 2016 22:06
    Sinceres condoléances a la famille BENTALA Mustapha Mokhtar HAMID ainsi que toute sa famille suite a la triste nouvelle du déced de leur mère. Rahimaha Allah wa askana djanatouh.
  • chaib1 - Jeudi 24 Mars 2016 22:06
    Sinceres condoléances a la famille BENTALA Mustapha Mokhtar HAMID ainsi que toute sa famille suite a la triste nouvelle du déced de leur mère. Rahimaha Allah wa askana djanatouh.
  • L'invité du vendredi - Jeudi 24 Mars 2016 20:33
    Hier, j'ai fait un rêve :

    De gros nuages noirs, gorgés d'eau se sont amoncelés partout où l’œil porte :
    Tliba n'est plus à l'APN et des rumeurs de traduction en justice se font l'écho de bruits de tonnerre emplissant le ciel....

    Hier, j'ai fait un rêve :
    Le Drabki restituant les crédits volés au fellah dans une cérémonie de cour de justice incroyablement poignante et ayant des relents d'iniquité vaincue.
    Au sortir du tribunal le ciel bruinait de joie.

    Hier, j'ai fait un rêve ,
    Chabil khalil revenait au pays; les fers aux pieds, traînant des valises plein d'argent que le contribuable ne payera pas. A l'atterrissage de l'avion , une pluie fournie, drue, des gouttes à noyer le cafard de nos nuits d'insomnie s'abattit sur l’aéroport pleurant de joie.

    Hier, j'ai fait un rêve :
    Tous les tangos déposaient les armes sans conditions demandant des excuses au peuple algérien et passaient en justice eux et ceux qui les ont poussés à monter au maquis et les lois scélérates de la concorde annulées, les assassins jugés.
    Et là miracle , nos campagnes arborèrent très vite,en une nuit, un manteau blanc couvrant toutes les impuretés qui polluaient cette terre sacrée , participant à faire émerger les traces de pas que nos chouhadas ont imprimé en lettre de feu couleur rouge-sang dans nos campagnes ,véritable musée de bravoure narguant le temps et illuminant un pays que des salopards ont eu l'ambition d’éteindre.

    Hier j'ai fait un rêve :
    El Mouradia n'est plus squattée, Boutef n'etait plus président , Sellal et ses sbires répondaient de leurs actes devant un tribunal populaire, et les indus occupants en fuite, les destinées du pays confiées à un groupe de jeunes qui en premier lieu a rétabli la confiance et libéré les initiatives.L'armée rajeunie est rentrée définitivement dans les casernes et remplissait les taches qui sont les siennes par vocation.
    Et là croyez moi, il pleuvait partout,partout, la neige fondait et des rivières , des oueds, des ruisseaux,des barrages gorgés d'eau , des sittelles et des chardonnerets libérés chantaient une nature en fête et mes concitoyens partout ,partout le cœur léger retroussaient les manches et l’araire en main traçaient le sillon sacré qui embellira demain.Là j'ai rêvé d'un paradis où les musulmans de mon pays vivaient en harmonie avec leurs compatriotes de confessions chrétienne, juive ou carrément athées et Dieu reconnaîtra les siens.
  • guest - Jeudi 24 Mars 2016 18:18
    السلام عليكم...ام مصطفى .مختار..حميد.....بن طالة في دمة الله ان لله و ان اليه راجعون كل نفس دائقة الموت عظم الله اجركم
  • thenia2016 - Jeudi 24 Mars 2016 17:48
    i suite au deced Amrane Mezali rahimahou ALLAH
  • thenia2016 - Jeudi 24 Mars 2016 17:44
    Salam walad baladi incha Allah rakom bikir