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  • Administrateur - Mardi 29 Mars 2016 13:09
    [reply=49315]L'invité du vendredi .[/reply]
    Bonjour l'invité "du jour",

    Effectivement il y avait un ralentissement au niveau des débats, ne pas baisser les bras, continue de poster tu vas y arriver à réveiller la "léthargie" passagère de nos participants "visuels". Ils vont bien prendre leur "plume" pour nous offrir un "instantané" de leurs nouvelles, point de vue et autres interventions...

    Salutations
  • L'invité du vendredi . - Mardi 29 Mars 2016 12:12
    J'essaie de secouer le cocotier, de donner un coup de pied dans la termitière, de tordre le cou aux préjugés, d'abattre ce mur du silence, d’intéresser par des sujet divers qui pourraient me semblait-il suciter le débat, le brassage des idées, la polémique meme. Mais je crois sans perdre tout à fait espoir que les dégats causés à ce site sont plus profond que je le croyait. Leau stagnante est difficile à revivifier, c'est connu , mais pas mission impossible, Ahmed mon ami .
  • L'invité du vendredi . - Mardi 29 Mars 2016 09:12
    Aujourd'hui,je vous offre peu d'amour fiction :

    Nous sommes dans une villa romaine, une villa blanche tout en pierre, une villa à colonnade à colonnades , une villa à escalier donnant sur la mer:Vous voyez la scène ?


    Elle a pris l'habitude de venir ici à la même heure tous les soirs . Quelqu’un lui a donné rendez-vous ,ce jadis, prés de cet escalier. Elle attend un marin qui, rames au vent, viendra l'enlever.Elle rêve tous les soirs d'une barque qui n'arrive pas. Elle est là, chaque matin prés de la troisième colonnade blanche .Elle s'y frotte langoureusement contre elle. Elle sent encore le parfum de son aimé qui s'y est adossé lors de leur dernière rencontre.Elle en sent encore la chaleur, la douceur; la présence .Un joli souvenir fouette ses sens réveillés.Elle ferme les yeux et passe un doigt sur ses lèvres magnifiques et gonflés comme pour réveiller une image gravée dans sa tète. Elle voit les lèvres de son aimé posées sur les siennes faisant naître une sensation incomparable, présente comme en un rêve éveillé, délicieux dont elle ne voudrait absolument pas se réveiller. Elle s'alanguie d'une absence, qui la fait trembler.Cet escalier là, devant elle, est la voie vers l’évasion.Vers le bonheur, vers l'ivresse.Cet escalier bercé par un doux ressac de vagues qui donnent du vague à l’âme reste désespérément vide.Le bruit de l'eau contre les marches de marbre froid fait bondir un cœur dont les battements frénétiques vacarment une poitrine assoiffée et impatiente.Elle attend une barque qui n'arrive toujours pas. Oh, elle a confiance, personne ne peut leurrer un tel amour, une telle noblesse de sentiments. Personne ne peut passer outre à une telle offrande : celle d'un cœur, celle d'un corps, celle d'un être, celle d'un bonheur unique proposé comme une histoire à vivre hors du temps. L'embarcation du bonheur viendra, elle en est sûre. Le temps passe comme une horloge universelle qui égraine ses portions de temps jours après jour, année après année. Comme les minutes lui semblaient longues soudain ! Elle commençaient à devenir pesantes.Elle a jeté son vieux miroir devenu brusquement infidèle . Aucun tain ne lui renvoie son apparence d'antan.Quelques cheveux blancs parsèment ça et là une chevelure dont elle était si fière. Elle se frotte contre la colonnade blanche et elle constate avec amertume, que le parfum de son aimé commence à s'estomper. Commencerait-elle avec ce fichu temps qui passe à perdre la perception des sens et des choses ? Est-ce, là, la conséquence première de l'age La pierre est devenue froide et l'absence de la barque a embarqué ses rêves et ses illusions de voyage.Elle commence à se rendre compte que son Ulysse s'est perdu en mer.Il ne retrouvera plus le chemin du retour.C'est la seule explication possible pense-t-elle . Il ne l"aurait certainement jamais abandonné. Pas volontairement. Elle le sait.Pénélope pleure. Elle pleure le fil de soie qu'Ariane a tressé spécialement pour elle .Un fil qui ne sert à plus rien désormais et qu'elle jette machinalement au fil de l'eau.Cette image douloureuse d'un fil froissé, emporté par un courant inexorable illustre parfaitement ses propres illusions perdues .Ce peut-il que ce fil lancé à l'eau, sans conviction,un peu par abandon,beaucoup par dépit soit le miracle tant attendu, le talisman enchanté, le lien qui aidera son aimé à retrouver sa belle ? Prions pour elle; pour eux deux, pour un amour encore triomphant au delà du temps qui passe et les aléas de l'existence.




  • Badredine - Lundi 28 Mars 2016 19:24
    Dc de la sœur de Rabah ABAZIZ enterrement demain à deroueche ali ina lillah oua ilayhi rajioune
  • L'invité du vendredi - Lundi 28 Mars 2016 08:41
    L’Islam de mon père dans tous ses états ,

    Deuxième partie.

    Les jours fériés, papa allait très souvent visiter les malades qui souffrent dans les hôpitaux. Il leur apportait réconfort, soutien et veillait toujours à aider les hospitalisés , les alités de longue durée et ceux qui venaient de loin et que leurs familles ne visitaient pas souvent.
    Je me souviens qu’il hébergea, un jour, chez nous, toute une famille de Tlemcen durant trois semaines. Une dame et ses deux petits enfants venus s’enquérir de l’état de santé du chef de famille qui s’était fait opérer à l’hôpital de Thénia suite à un accident de voiture dans les environs.Avec tout le trésor de diplomatie dont je le savais capable, il arriva à persuader le malade et pria la dame de l’accompagner à la maison, elle et ses deux petits. Ma mère mise dans la confidence, leur octroya une chambre et ils y vécurent parmi nous comme des membres de la famille jusqu’à complet rétablissement du malade.

    Ainsi était l’islam de mon père.

    Dans une ville voisine, habitait un de ses vieux amis, un gars sans enfants et sans soutien autre que sa vieille épouse, un gars avec lequel il a bourlingué longtemps de boulot en boulot,un ancien du service de la voie ferrée, comme lui, mais aussi un grand adepte de Bacchus depuis longtemps et mon père le savait. Vers la fin de sa vie, malade chronique et fatigué par l’usure du temps , il ne sortait plus de chez lui. Mon père prenait le bus, lui rendait souvent visite, le réconfortait, lui faisait ses courses parfois. Papa ne s’était jamais posé la question de savoir si son ami était croyant ou pas. Il savait qu’il picolait encore de temps en temps mais c’était son ami et cela suffisait. Un matin, apprenant la nouvelle de son décès, il fit diligence et arriva parmi les premiers chez lui. Il fit procéder personnellement à la toilette du mort et se fit un devoir de mettre son ami en terre de ses propres mains.

    C’était cela l’islam de mon père.

    Papa n’a jamais porté la barbe ni mis des vêtements venus d’ailleurs. Il a fait deux pèlerinages et une Omra. Et jamais sa personnalité n’a été influencée ou altérée ni par ses trois voyages ni par des idées poussées par des vagues malveillantes vers nos contrées paisibles qu’elles transformèrent en un laps de temps très court en foyers de tension perpétuelle ou le frère tuait son frère, situations terribles qui l’attristèrent beaucoup. Il avait certes parfois regardé avec envie, les pèlerins venus d’Indonésie en nous affirmant qu’ils étaient à son avis, les mieux éduqués, les plus disciplinés et les plus proches de cet esprit de l’islam qu’il aurait aimé retrouver à son retour dans son pays.
    Mon père n’a jamais demandé à ses filles de porter le hidjab. Une tenue décente suffisait car disait-il la foi ne réside pas dans un bout d’étoffe.
    Papa avait une sainte horreur des jugements hâtifs portés contre autrui et ne s’est jamais pris pour le dépositaire de la morale universelle. Il n’était pas non plus un adepte des Yadjouz ou des la Yadjouz et se refusait à émettre des fatwa car il jugeait qu’il n’était qualifié pour le faire.
    Mon père était un homme simple. Il vivait sa foi avec sérénité et il jouissait de toute la confiance et du respect total de sa communauté.
    Le début des années 90 et les événements qui ont suivi ont vu des citoyens d’une même foi refuser de faire la prière derrière le vénérable imam de la ville. Il s’en suivi un grand remue-ménage dans la mosquée. Certains voulaient même chasser l’imam de son lieu de culte. Après maintes palabres et des négociations ardues, il fut demandé à mon père d’assurer pour un temps l’intérim.
    Pressé par certains de remplacer l’imam, papa se leva, s’avança vers el minbar, prit le micro et dit simplement : Hadhi salat el Djoumou3a, ou rana fildjama3, moi je vais prier derrière Cheikh Brahim, faites comme moi ou allez prier ailleurs. C’est mon imam et c’est aussi le vôtre. Et il reprit sa place aux premiers rangs. Tout le monde fit comme lui et la prière eut lieu.

    Ainsi était l’islam de mon père.

    Oui, papa était un musulman convaincu. Sa foi guidait sa vie. Il ne faisait rien en dehors de ce qu’il appelait « essirat el moustakim ».Ce n’était pas un braillard au crane rasé et au visage broussailleux, ni un extrémiste. Il ne se permettait jamais de blâmer un concitoyen et encore moins de douter de sa foi. « Koul chatt tet3alague merdjelha, » disait-il, et si parfois sa route croisait « un infidèle » il se contentait juste d’un Rabi yahdih sincère et l’affaire s’arrêtait là. L’islam de mon père était foi, l’islam de mon père était amour, l’islam de mon père était générosité, tolérance. L’islam de mon père était droiture et sincérité.
    Papa, tu es parti il y a quelques , dans des circonstances très spéciales, très difficiles, le cœur blessé et l’esprit torturé par la mort de ton fils, dernier de la fratrie décédé dans les conditions que l’on sait, mais ta foi était solide à défier le temps et tu as toujours essayé de nous transmettre ton courage et ta capacité à surpasser les aléas de la vie. Maman et ton fils aîné, t’ont rejoint plus tard et tous trois, ensemble, êtes là-haut à vous occuper de ce fils si cher, ravi très tôt à vos cœurs blessés et saignants.
    Le jour de ton enterrement, monsieur Hasbellaoui Mokhtar, mon ancien professeur de français, un grand monsieur, une icône de la ville qui occupait à l’époque le poste de chef de cabinet du ministre de l’éducation nationale, position sociale qu’il conquit grâce à son travail et à son intelligence, abandonnant pour un temps, son immense charge, a tenu à venir lui et ses frères présenter les condoléances à toute la famille. Et prés de l’endroit, où tu aimais tant à t'asseoir, chaque soir, ton livre à la main, Monsieur « Has » s’est plu à me dire que nous n’étions pas les seuls à t’avoir perdu.
    - Ton père était un personnage emblématique de la ville et de ses environs et il va manquer à tous. » C’était l’hommage le plus fort, le plus beau et le plus juste qui t’ait jamais été rendu et je pense sincèrement que tu le méritais amplement.

    Tu es parti papa, et la conception de ton Islam, tu l'as emmenée avec toi, dans la tombe et Cordoue a été perdue une deuxième fois, peut être cette fois-ci définitivement, perdue par des fils dévoyés, pratiquant un Islam dévoyé, venu d'ailleurs, une conception méchante, animale de l'islam , renvoyant une image d'intolérants, pire de brutes égorgeurs, poseurs de bombe, tuant sans foi ni loi, tuant même père et mère, des zombies programmés dans des laboratoires occultes au su et au vu de tout le monde, tuant sans distinction musulmans ou non musulmans , tuant l'humanité entière à travers l'assassinat sans raison d'un seul être vivant .Ces zombies ont atteint le stade de " l’inhumain" pratiquant cet Islam de terreur, de violence, de meurtre à grande échelle. Mon père disait que cette conception de l'islam était kofr et ses adeptes sont des kouffars.
  • chaib1 - Dimanche 27 Mars 2016 22:35
    Mes sinceres condoléances a la famille BENHAOUA suite au deced de notre ami Khelil.il laissera un grand vide par sa gentillesse. Allah yerhamou.
  • Omar Boutiche - Dimanche 27 Mars 2016 20:02

    "Le train a perdu son dernier Cheminot"

    Sur les hauteurs de Tribou, au milieu des arbrisseaux du cimetière Al-Ghorba, la foule, la marrée humaine présente à l'enterrement du cheminot emblématique aurait surement entendu les sifflets des trains qui se succédaient à la gare de Thénia, des trains électriques certes mais qui nous rappellent le diesel et son sifflet que l'homme de tout le monde avait fait une 2ème famille. Le sociable partit à l'éternité prenant avec lui son sourire et sa sagesse. Khelil, l'Homme, le cheminot a connu son terminus en cette journée printanière, Allah a voulu qu'il parte aussitôt laissant derrière lui des dizaines d'orphelins autre que son unique fils. Ils sont des milliers de passagers, des centaines de collègues ; cousins ou voisins; amis; ... à pleurer encore Khelil, raflé de la vie dans le calme qui le caractérisait. Tout le monde disait de lui qu'il incarnait la popularité; la simplicité et et et ... on ne lui connaissait que du bien ... il y a qqs jours feu Khelil me disait "j'attends impatiemment ma retraite, ils ont tardé à me l'accorder, y a pas de relève, j'ai hâte à arrêter pour partir aux hamams et faire visiter l'Algérie à Zinou" ........ Dieu a voulu qu'il parte éternellement trouver sa retraite parmi les pieux et les siens.

    Allah yerhmek ou yewessaâ aalik. On t'oubliera pas cher grand-frère, cher voisin.

    qu'Allah soit aux cotés de sa femme; son fils et les siens. Ina lillah wa ina ilayhi rajiûn
  • A yacine - Dimanche 27 Mars 2016 15:54
    Sinceres condoléances au familles BENTALA- MEZALI- BENHOUA . Adhama allaho
    u adjroukoums inna lillah oua INA illaihi radjioune
  • thenia2016 - Dimanche 27 Mars 2016 12:57
    condoléances de décès de notre ami Khellil BENHAOUA cheminot contrôleur de train ina lillah oua ina ilayhi rajioune
  • badreeddine - Dimanche 27 Mars 2016 09:43
    J'ai appris avec tristesse le décès de notre ami Khellil BENHAOUA cheminot contrôleur de train ina lillah oua ina ilayhi rajioune