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  • Un lecteur - Lundi 11 Avril 2016 21:58
    [reply=49397]L'invité du vendredi ![/reply] Ne prenez pas congé svp, continuez à faire ce que vous faites déja très bien, kee going my freind.
  • guest - Lundi 11 Avril 2016 18:10
    Bonsoir mon ami! moi aussi je suis heureux que le site de Thénia ce village si cher à mes yeux amorce sa mue et essaie de retrouver son lustre d'antan.J'ai invité nos anciens amis et tous les internautes qui illuminaient le site et auprès desquels j'ai beaucoup appris. Et si des amis très généreux et très indulgents trouvent quelques beautés dans ce que j’écris je le dois humblement à la voie royale qu'ils ont tracée par le passé.Pour en revenir au texte qui t’intéresse, le conte est achevé enfin pour la partie publiable sur Thénia.net et le texte est à ta disposition .Merci pour l'attention que tu prêtes à mes écrits .Porte toi bien!
  • AR - Lundi 11 Avril 2016 16:32
    ça fait plaisir de retourner à notre merveilleux site et de retrouver les anciens ménervillois, n'est-ce pas "L'invité du vendredi" alias D.B à la plume d'or. J'ai suivi tous tes posts et j'en suis ravi. J'aimerais, avec ta permission bien sûr, mettre sous forme de conte illustré ou de bande dessinée ton beau "conte de chez nous". J'attendrai qu'il soit fini et je t'appelerai au téléphone via Brahim.
  • B Ahmed - Lundi 11 Avril 2016 11:34
    [reply=49400]L'invité du vendredi ![/reply] Merci l'invité du vendredi ! Un trés bon conte !
  • L'invité du vendredi ! - Dimanche 10 Avril 2016 23:48
    Conte de chez nous . quatrième partie- 4 -.

    Les deux conjoints sortirent et leur pas pressé les conduisit vite au commissariat du quartier ! L’officier qui les reçut leur dit : « Venez, je vous expliquerai en cours de route ! Ho, rassurez vous, nous n’allons pas très loin. »
    Ils le suivirent sans dire un mot, entrèrent à l'hôpital puis le dos de l’officier qui les guidait depuis le début les mena devant une porte ! Tous les trois y entrèrent ! Dans la vaste pièce, il faisait un froid qui fit frissonner maman oiseau.Une obscurité totale y régnait et le néon vite allumé par un homme en blanc, découvrit une suite de tiroirs bien alignés, aux poignées métalliques chromées qui brillaient.Maman oiseau fixait ces petites lumières qui dansaient devant ses yeux comme pour exorciser un malheur annoncé.
    L’officier fit un signe de la tête et l’homme en blanc étendit son bras, sa main aux doigts vigoureux et velus se saisit de la poignée chromée qui cessa brusquement de briller ! Maman oiseau ferma fortement les yeux ! Un drap fut tiré presque au ralenti découvrant peu à peu un visage aux traits crispés !
    - Regarde bien cette tête là, tu la reconnais ?
    Le papa se pencha scruta longtemps le visage aminci du corps allongé et froid qui reposait sur une plaque de marbre blanc.Il reconnut tout de suite son aîné malgré la longue barbe broussailleuse et sale qui lui mangeait la figure.Il vit surtout sur sa tempe gauche, le trou béant au bord duquel a séché une traînée sanguinolente et noire.Ses yeux s’humidifièrent peu à peu et un flot de larmes inonda ses joues que la douleur crispait. Machinalement, il cherchait du regard de quoi nettoyer la plaie sur le visage de son petit quand une voix stridente s'éleva dans son dos : « oh mon dieu », suivi d’un cri terrible « ya yemmaaaaaaaaa » et puis un corps qui s’écrase brutalement sur le sol.
    - Alors, ce chien, c’est ton fils ? Le papa opina en silence.Et l’officier d’ajouter, c’est bon, on t’avisera pour l’enterrement. Allez signe ici et rentrez tous les deux chez vous.
    Une semaine plus tard, on fit dire à la famille que les papiers étaient prêts à être retirés auprès des administrations adéquates, qu’un permis d’inhumer leur était accordé et que le corps pouvait être enterré dans le cimetière du village.
    La cérémonie fut vite expédiée et les quelques voisins présents autour de la famille, se sentant bien étroits dans leurs baskets, se dispersèrent très rapidement, un peu comme si leur présence était beaucoup plus protocolaire qu’autre chose.Et le cimetière se vida en un instant, laissant un papa et ses deux fils, là, debout, fixant un monticule de terre sur lequel on a hâtivement jeté quelques branches d’épineux et ils restent là,les yeux humides et le regard hagard de ceux qui réalisent brutalement que la sinistre tragédie qui touchait leur contrée avait finalement fait, pour la première depuis le début " des événements", escale en leur demeure, eux qui avaient cru, toujours pensé, toujours espéré que leur famille serait à l’abri et que cela n’arriverait qu’aux autres.Rien qu'aux autres. Un peu comme une punition qu'eux n'avaient pas méritée .Pas du tout.
  • Administrateur - Dimanche 10 Avril 2016 23:16
    Le site n'est pas verrouillé et ne l'a jamais été sauf en période de maintenance ce qui est rare, il suffit de poster simplement votre commentaire en tant qu'invité avec un pseudo quelconque ou en tant qu'inscrit si vous le souhaitez. . . et vous validez c'est tout ce qu'il y a à faire.
    Je ne sais pas comment vous vous y prenez pour ne pas y arriver ? la plupart des derniers commentaires sont postés par des invités non inscrits.
    expliquez ce que vous n'arrivez pas à faire, je pourrais peut être vous aider.

    l'Administrateur
  • L'invité du vendredi ! - Dimanche 10 Avril 2016 18:22
    Ce site n'est pas verrouillé, Mr coucou.J'ai essayé de remplir un vide.Mais ma3lihch, je prends un congé de quelques jours, etfadhal et bon courage .
  • coucou - Dimanche 10 Avril 2016 09:23
    on ne poster souvent il est verrouille ce site
  • L'invité du vendredi ! - Dimanche 10 Avril 2016 06:14
    Conte de chez nous. Partie trois-3-

    Les années passèrent tant bien que mal.Papa oiseau, fatigué de sillonner les cieux, passait ses journées entre son jardin et sa télé .Maman oiseau le regardait d’un œil attendri biner ses légumes et soigner son pied de vigne.Les enfants, les études terminées, vadrouillaient oisifs et désœuvrés. Les bancs de l’école leur avaient appris à déchiffrer quelques sons, à écrire quelque mots, à aligner quelques chiffres.Elle a même donné un diplôme universitaire à l'aîné, mais sa formation ne lui avait pas permis, pas appris à trouver du travail.
    Et les quatre rejetons erraient sans conviction jacassant toute la journée. Oh, ils avaient bien essayé de postuler pour quelques postes dans la fonction publique mais sans résultats notables. L'aîné finit pourtant par trouver un poste de pré-emploi dans une administration quelconque, pour un pré-salaire de misère ! Versé dans un créneau qui n’avait rien à voir avec son profile de formation, il s’y ennuya et le quitta bientôt.
    Les deux suivants n’essayèrent même pas de trouver un emploi et le plus jeunes résumant leur pensée expliqua au papa inquiet du devenir de ses enfants que travailler était dévalorisant quand les fils de certains n’avaient qu’à tendre la main pour traire la vache sans se fatiguer. « Je ne voudrais absolument pas trimer du matin au soir pour des clopinettes et finir comme toi assis là devant le pas de ta porte avec une retraite de misère pour des fins de mois plus que difficiles. Je préfère affronter les vagues de l’océan car il est plus digne de mourir en mer que de mourir de faim et être harraga me parait plus aisé à subir que de continuer à faire le pique-assiette même chez mon père. »

    Un matin le troisième disparut sans crier gare ! La famille resta sans nouvelles de lui durant de très longs mois.Pressés de questions par les parents, un de ses frères avoua enfin qu’il avait entendu dire qu’il avait passé la frontière et qu’il se trouvait probablement à l'étranger.

    L'aîné partit lui aussi un soir, à l’appel d’un ami, juste pour une promenade champêtre disait-il, mais il ne rentra pas cette nuit là et les nuits suivantes non plus.Morte d'inquiétude maman oiseau se mettait tous les jours depuis des mois et des mois, à la tombée de la nuit, sur le pas de sa porte .Elle scrutait les ténèbres à en avoir mal aux yeux.Un soir lassée d’attendre dans le noir et le froid, elle allait rentrer quand quelque chose attira son attention.Elle devina plus qu’elle ne vit cette ombre tapie à l’angle de la ruelle,une ombre qui se tenait là, immobile, semblant regarder dans sa direction, une ombre qui lui était vaguement familière, une ombre qui hésitait, semblait chercher son chemin, une ombre qui se cachait dans l’ombre du gros figuier dont le feuillage touffu tamisait la clarté de la lune.La silhouette bougea enfin ,se déplaça d’un pas pressé et se penchant derrière la haie du jardin disparut bientôt dans la nuit.
    Maman oiseau attendit encore un moment puis finit par rentrer chez elle, le cœur serré et l’esprit en feu Elle ne dit pourtant rien à personne et, interpellant son mari, lui jeta l'air de rien : « On mange ? » La maisonnée allait se mettre à table quand un vacarme terrible se fit entendre au dehors. Des appels, des cris, des bruits de pas, des cliquetis métalliques bizarres.Puis soudain des coups de feu, une longue rafale,une deuxième, s’en suivit un grand gémissement, puis plus rien. Plus rien qu’un silence oppressant et des questions que personne n’osait poser. Puis la peur, cette satanée peur qui prend aux tripes , s’invite, emplit les lieux, oppresse les poitrines et noue les langues.Une peur palpable ,une peur qui vide les ruelles, dés dix huit heures, qui barricade les demeures qui ferme les fenêtres.Une peur qui ne réunit les gens qu’autour d’une dépouille à enterrer, dans le plus proche des cimetières de la ville .Une peur qui obligea papa oiseau à éteindre toutes les lumières de chez lui, un peu comme si l’obscurité pouvait le protéger lui et sa famille,une obscurité silencieuse qui fermait les yeux et bouchait les oreilles, cette obscurité douillette dans laquelle beaucoup se complaisaient à vivre, faisant d’elle une amie, une complice.

    Le lendemain matin, une voiture s'arrêta. Une main nerveuse frappa à la porte, et sans un mot, tendit une enveloppe au papa qui referma derrière lui.La maman prit le pli des mains tremblantes du père et dit d’une voix fluette, étouffée par l’angoisse: « C’est une convocation de la police. »
    - Allons y. » dit le père.
  • L'invité du vendredi ! - Samedi 9 Avril 2016 20:52
    Conte de chez nous.Partie deux.2.
    Le chef de famille ne se tracassa pas outre mesure. Il connaissait bien sa douce moitié et savait son caractère entier et têtu. Il s’abstient donc de la questionner plus avant car il savait qu’elle ne dirait pas plus aujourd’hui et, tout en espérant juste une lubie sans suite, il était tout content de pouvoir changer si aisément de sujet et la vie reprit son cours habituel !
    Puis un matin, la maîtresse du nid réveilla son mari en le secouant doucement. Levé en sursaut, et les yeux encore plein de sommeil, il entendit sa femme lui susurrer au coin de l’oreille :
    - Regarde, dis regarde, regarde ce que j’ai pour toi ce matin. » Le mari se retourna braquant son regard ensommeillé dans la direction indiquée, et, s’exclamant les yeux exorbités, répliqua :
    - Mais d’où as-tu eu tout cela et quand ?
    - Ben, cette nuit pendant que tu dormais, gros fainéant, moi je bossais et dur ! J’ai eu un mal de chien mais le résultat est là. »
    - C’est extraordinaire tout ça, mais comment tu as pu faire ça en une seule nuit ? Nom d’un vulgaire gallinacé de basse-cours, tu aurais dû me réveiller, je t’aurais soutenue, réconfortée, aidée même durant l’accouchement ? »
    - Merci, je ne voulais pas te réveiller et puis, je suis assez grande pour me débrouiller toute seule .Ces œufs, je les ai pondus, ce sont mes bébés enfin un peu les tiens aussi, oh pas de beaucoup. Tu verras dans trois semaines tu seras papa et tu pourras réchauffer tes petits sous tes ailes.
    - Comment, quatre d’un coup ? Mais c’est inouï ! »
    - Quatre et ce n’est pas fini, j’en pondrais d’autres cette nuit, je ne suis pas n’importe qui, je suis ta femme et je voudrais surtout n’être pas de celles qui participeront à dépeupler leur pays.
    Le malheureux ferma les yeux, se projeta dans le temps et soupira à fendre l'âme en pensant à ce que lui réserve un avenir qu’il voyait par trop incertain.

    Le lendemain matin, à l’instigation sonore et musclée de sa moitié, il commença à assumer son rôle de papa ! Il se mit à nourrir sa compagne pendant qu’elle couvait amoureusement ses œufs. Il lui arrivait même de couver lui aussi pour reposer un peu sa compagne et lui permettre de se dégourdir ses membres ankylosés et surtout de vaquer à la satisfaction de ses besoins quotidiens !
    Et trois semaines passèrent.

    Un matin, alors que c’était à son tour de couver les œufs, le papa surpris, vit ou plutôt sentit certains œufs bouger sous lui, puis il entendit un bruit de coquille brisée ! Un bec rageur apparut, puis une petite crête rouge.Une paire d’yeux tout ronds traça la voie et un oisillon hésitant finit par sortir à la lumière du jour .Puis un autre. Un autre encore, dieu du ciel Et un autre suivit et toute la couvée fut là ! Mère oiseau tournoya autour du nid, se mit à chanter, annonçant au monde entier une maternité pléthorique qui lui permettait d’ajouter à sa féminité ce sentiment ’épanouissement que seule une mère pouvait éprouver ! Papa oiseau félicita la nouvelle maman et fier comme un coq se pavanant au milieu de ses femelles, il s’envola, disparut un moment et revint bientôt !
    Le premier oisillon eut son repas, les autres, les yeux à peine ouverts se mirent tous à pousser des cris plaintifs ! La faim les tenaillait ! Alors, bientôt, le ballet incessant des parents commença ! Il fallait remplir des becs béants de graines, de vers de terre, de mouches, de mollusque, de larves, d’insectes, de chenilles, de poissons, de tout ce qui grouille, de tout ce qui vit, de tout ce qui se mange ! Il fallait aller de plus en plus loin, de plus en plus vite car, en grandissant, les petits avaient des besoins énormes et ils prenaient du poids ces petiots gloutons tandis que les parents, esseulés, fatigués, commençaient à dépérir. Leur tenace volonté de bien faire commençait à s'émousser. Durant de brefs moments, la nuit surtout, quand, terrassés par la fatigue et pensant au lendemain, leur corps endolori les pressait de relâcher un peu la cadence mais la peur de la malnutrition des petits s’installait insidieusement dans le nid et durant ces moments de doute, la force de leur amour elle-même faiblissait et ne les protégeait plus assez des aléas du quotidien.

    Un jour en rentrant d’une de ces virées, maman oiseau constata l’absence de quatre oisillons, quatre parmi les plus faibles, les plus chétifs ! Elle poussa un cri terrible qui fit accourir son mari ! Les deux parents atterrés virent tout en bas les corps inanimés de leurs petits ! Ils étaient morts depuis un moment. Leurs frères affamés les avaient, chacun le sien, bouté hors du nid .C’est terrible mais certaines lois de la nature sont impitoyables. Elle sécha pourtant vite ses larmes et reprit ses incessants aller-retours, accompagné de papa oiseau, afin de nourrir le reste de sa couvée !

    Les mois passèrent et les petits étaient maintenant en âge d’aller affronter le monde extérieur ! Les parents décidèrent alors de les inscrire à l’école publique du coin. Le papa les accompagnait le matin en allant au travail et la maman les récupérait le soir, à la sortie des classes. En fréquentant l’école au quotidien, les petits s’aperçurent bientôt que quelque chose n’allait pas. Ils en parlaient souvent entre eux mais sans résultat et les mêmes questions se posaient tous les jours, alors le plus hardi, le plus curieux de la fratrie s’adressa un jour à son père :
    - Dis-moi papa, pourquoi la maîtresse ne parle pas comme nous ?
    - Comment cela, je n’ai pas compris ta question ?
    - Je t’explique, viens avec moi à la cuisine.Regarde, dis moi comment appelle-t-on cela ?
    - Haba tchina, tu le sais non ?
    - Tchina, oui, je le sais. Je sais même que certains disent orange.
    - Mais alors pourquoi cette question si tu sais tout cela?
    - Oui je sais, mais dis moi papa, pourquoi la maîtresse l’appelle, elle,bourtoukal ? C’est la langue de l’école ?
    - Oui, si tu veux !
    Et Petit oisillon de sautiller sur place. Ensuite, battant Vigoureusement des ailes, il répliqua d’un air entendu :
    - Ah, d’accord, oui très bien papa, j’ai compris. Tu sais, tu expliques mieux que la maîtresse. Il y a donc deux langues, celle de la maison que tout le monde emploie et que je connais et celle de l’école qu’on ne parle qu’à l’école et que je dois apprendre.
    Embête, le père se gratta la tête et dit :
    - Là, vraiment, tu m’en bouches un coin, car tu as soulevé un très gros lièvre. Il est certes vrai que l’école a parfois tendance à prendre un virage contraire à sa vocation. Bien malheureusement, nos concepteurs de programmes se donnent souvent, pour mission, peu subtile par ailleurs, mais faite en conscience, de vouloir corriger la langue de la maman ou carrément de se substituer à elle et c’est pour cela que des choses t’échappent encore. Revenons à ton orange, il y a encore un autre mot que l’école ne t’apprendra pas de sitôt, un autre nom de ce fruit si délicieux que même ta maman et moi avons oublié ! Un mot que tous les habitants utilisaient ici, il y a bien longtemps quand tous les oiseaux parlaient la même langue. Mais ne te tracasse pas trop, maman connait bien le langage de la maîtresse et elle t’aidera.
    - Dans ce cas, pourquoi aller à l’école si maman peut remplacer la maîtresse ?
    - C’est une bonne question, mon fils, mais tu dois aller à l’école, c’est la loi qui t’y oblige.»